Faux débat. Le prix de la consultation est le prix …

Comment on 25 euros, le juste prix pour une consultation de généraliste ? by DocHuman.

Faux débat. Le prix de la consultation est le prix maximum qu’un patient accepte de payer. Cf pour ceux qui doutent le site deuxièmeavis.fr
Il faut que soit, une fois pour toute, dissociée « valeur de l’acte » et « remboursement ». Ce n’est pas parce que je me fais payer 30€ que mon patient doit être remboursé 1€. S’il accepte 7€ de reste à charge ou (encore mieux) s’il dispose d’une mutuelle qui le couvre, qui va trouver à redire là dessus ?
Certes il y a le DE me,direz vous. Mais qui ose ?

Pourquoi à tous prix vouloir réguler le marché dès profession libérales qui par essence sont libres de leur activité économique. Le secteur 1 (La convention) est l’acte primitif du terrorisme intellectuel qui nous accable. Qui aura le courage de braver la barre de l’acte conventionné qu’il soit à 23, 25 ou 100€. Même s’il passait á 7€ il y aurait encore des confrères (dont moi) stéthoscope au cou pour abattre de l’acte. Car faut payer les traites de la 208 mon bon monsieur.

Le problème n’est pas le prix de nos consultations mais le tarif imposé qui nous oblige à de pathétiques artifices pour « gagner notre vie sur celle des autres ». Petits arrangement avec la ccam, usurpation grossière d’actes capilotractés (que celui qui n’a jamais côté ALQ003 pour un Hamilton bâclé me jette le premier otoscope), voire fictif (des V qui tournent à la VU, car 15 minutes à chercher dans le froid cette fichue maison après en avoir perdu 20 á trouver une place ça vaut plus que 10€ merde.. ;), des certificats honnis mais bien agréables pour remplir la caisse….etc.

Libérez le prix de l’acte et demain les certificats stupides seront à des tarifs dissuasifs ou réalisés avec soin et application, les patients bavards ou pénibles payerons plus que les taiseus, les cas complexes plus que les renouvellements de pilule. Le libre entrepreneur médecin relèvera le gant d’embaucher du personnel à qui il déléguera des tâches utiles pour améliorer sa pratique et justifier ses tarifs enfin dignes de lui.

C’est en voulant organiser le marché qu’ils ont détruit la fonction. Nous faisons des passes à 23€ par devant ET par derrière. Les faire pour 25 n’aura pas plus de sens (!) une fois l’euphorie « onagagné » éteinte.
La vérité est ailleurs.
Il faut repenser tout le système. il date du siècle dernier.

DocHuman Also Commented

25 euros, le juste prix pour une consultation de généraliste ?
Vous abondez dans mon sens. Je n’appelle pas à la médecine d’avant guerre mais au remboursement des soins des patients à sa valeur conventionnelle quelque soit le secteur d’exercice, avec prise en charge (si cela est inclus dans son contrat mutuelle) de la partie DE.
Libre au patient de mettre de sa poche s’il vous pense plus compétent que moi, plus attentif, plus disponible ou mieux équipé. Voire le meilleur Dr Knock du canton. N’en est il pas le cas pour les dentistes, kiné (ostéo pris en charge par certaines mutuelles) les lunettes et autres appareillages auditifs ou dentaires ?

Un dossier MDPH exhaustif et correctement rempli ne vaut pas le même prix qu’un renouvellement de zoplidem. Si la caisse ne le comprends pas ce n’est pas pour ça que nous devons nous soumettre.

Quant aux médecins vous savez comme moi qu’ils jouent les bravaches mais sont incapables de donner suite à leurs idées de rébellion. Quelles soient tarifaires (qui pratique le DE de nos jour ?), tutélaires (qui n’est pas conventionné de nos jours), voire se soustraire à l’autorité (qui n’a pas signé le ROSP de nos jours).
Dans chaque cas nous parlons à peine d’une poignée de rebelles dans des situations professionnelles qui ont permis (ou facilité) leur prise de position (comme pour vous ou pour cette consoeur qui refusa le ROSP car trop proche de la retraite pour investir du temps dans l’informatique).
Le « pour le bien de mes patients » a bon dos.

Je persiste à croire que la solution n’est pas en jouant sur le prix du C/CS qui de toute façon sera insultant à l’issue des négos, mais sur une refonte idéologique des ordonnances de 1945 et la notion même de « tarifs négociés » qui sont désormais des « tarifs imposés ».
Nos variables sont « Compétences » / « Temps passé » / « investissements requis » et non « Acte » comme à ce jour.