Certains actes peuvent très bien être faits par d’autres professions …

Comment on Faut-il déléguer certains soins médicaux à des personnels spécialisés ? by Hugo DIAZ.

Certains actes peuvent très bien être faits par d’autres professions que les médecins (comme les vaccinations, suivi de la tension artérielle, frottis). De plus, ces actes doivent toujours se faire en concertation avec le médecin traitant (et le spécialiste concerné) pour actualiser le dossier médical et permettre une meilleure prise en charge global et continue du patient.
Hugo DIAZ, médecin généraliste

Recent Comments by Hugo DIAZ

Faut-il obliger les jeunes médecins à s’installer dans les déserts médicaux ?
Il n’y a pas que les revenus qui posent problème. C’est vouloir à tout prix mettre un médecin dans un village alors qu’il n’y a plus de poste, d’épicerie, de transport en commun et d’emploi pour les habitants. Pour attirer le médecin, il faut qu’il y ait les infrastructures et services de bases, ce qui est de moins en moins le cas.
Et les médecins manquent partout maintenant.
Après, faire qu’un médecin aille dans un endroit par intérêt et décision collective, oui. Mais ce qui compte c’est qui prend la décision (l’ARS via ses bureaucrates qui ne vont jamais dans ce genre de village ? Le Conseil de l’ordre qui est une structure obligatoire et non réellement démocratique ? La Sécurité Sociale, structure privée à mission de service public ? Le/la Préfet(e) ? Les élus locaux ? Les associations citoyennes locales ? Les médecins déjà installés dans le coin ?).


Pourquoi êtes-vous favorable au Tiers Payant Généralisé ?
Aussi pour changer la vision des patients (et en faire plus des acteurs que des consommateurs) et la prescription, notamment lorsqu’ils viennent pour une virose.

En effet, lorsque l’on fait le diagnostic, et que l’on expose les traitements efficaces (rarement médicamenteux, symptomatiques…) ont a des remarques acerbes du genre « 23 euros pour de l’eau salée dans le nez, et même pas d’antibiotique ».

Cela permettrait de plus centrer la consultation sur le soin et expliquant que la consultation avait surtout pour but d’écarter un diagnostic plus grave (infection bactérienne, pneumonie…), cela rendrait une nouvelle consultation rapprochée pour surveiller l’évolution de la pathologie plus acceptable pour le patient, et cela nous éviterait la tentation de prescrire plus de traitements à bénéfice-risque plus défavorable (vasoconstricteurs, antibiotiques, corticoïdes…).