Tout simplement bravo… Honoraires libres, remboursés au niveau que les assureurs …

Comment on 6000€ de revenus nets mensuels pour un généraliste libéral, c’est trop ou pas assez ? by Lerouge.

Tout simplement bravo…

Honoraires libres, remboursés au niveau que les assureurs jugent adaptés.
Autorité de l’Ordre pour le respect du tact et mesure.
Effet de la concurrence, si trop cher.

Un seul niveau d’assurance recevant éventuellement le même niveau de cotisation globale : AMO, AMC, CSG et CRDS. Il semblerait que les assureurs qui en auraient la charge (concurrence à ce niveau également) seraient rentable vu la différence actuelle de bénéfice mutualité et assurance maladie.

Et bien sur, oui ! Le tiers-payant qui devient intégral, à la discrétion du couple soignant-soigné.

L’avenir est là, à mon sens…

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6000€ de revenus nets mensuels pour un généraliste libéral, c’est trop ou pas assez ?
Il faut EXPLIQUER le raisonnement et non juste réclamer une augmentation !

Préciser que ce que paye (ou non) le patient, c’est un CHIFFRE D’AFFAIRE qui assure AU PATIENT des soins de qualité et l’investissement adapté du soignant, et bien sûr AU SOIGNANT son revenu adapté à la responsabilité qu’on impose au soignant, à son degré d’expertise, à la durée de sa formation au service des patients… Ainsi que la PROTECTION SOCIALE qu’il doit, comme tout libéral, se financer lui-même.


6000€ de revenus nets mensuels pour un généraliste libéral, c’est trop ou pas assez ?
Je me permets de compléter ma pensée qui diverge légèrement.

Je pense que les assurances santé ont effectivement permis d’avancer grandement la santé des patients en leur permettant d’accéder à des traitements de plus en plus onéreux et spécifiques. Accès également à une médecine de plus en plus préventive.

L’erreur a été d’organiser le « tout gratuit » qui a créé un emballement des dépenses de santé pour des soins parfois non pertinents (Comme je l’ai entendu, avant, on ne consultait pas pour un rhume). Le financement de cet emballement à nécessité d’augmenter les cotisations, d’abandonner une partie de la prise en charge aux complémentaires début de 80′, l’ingérable s’inscrivant dans la durée se sont greffées CSG et CRDS… Enfin, à visée palliative, on a « responsabilisé » avec les franchises et déremboursé de plus en plus de traitement qu’on avait habitué le bon peuple à ingurgiter inutilement et gratuitement…

On a peut être solvabilisé au départ les patients… Ce n’est plus du tout le cas ! Les assurances santé (obligatoires et complémentaires) sont désormais une dépense obligatoire rendue indispensable par les vices de ces dernières décennies. Le tiers-payant ne changera rien à cette situation mettant en péril nos foyers et notre économie.

Deux preuves selon moi : De plus en plus de foyers sont dans l’impossibilité de s’assurer et tombent dans le cadre de l’aide d’état (CMU-C, ACS), les assureurs redoutent que la chute du nombre de cotisants entraine la chute du système actuel (qui ne déplait pas a tout le monde) et, aidé des politiques, ne reconnaissent pas l’ouverture à la concurrence des assurances maladies effective depuis deux décennies avec la libre circulation des peuples européens !

En résumé, OUI, la sécu a solvabilisé les patients des médecins conventionnés qui terminent ou on juste terminé leur carrière. Aujourd’hui, par son absence de vision indépendante des intérêts d’autres que ceux de ses cotisants, elle entraîne tout le monde dans l’Abîme… Comme c’est joli !


6000€ de revenus nets mensuels pour un généraliste libéral, c’est trop ou pas assez ?
Je corrige, la médecine n’est pas « financée par la Sécu » !

Contrairement à ce que souhaite faire passer comme message les politiques, les patients nous paient des honoraires, comme pour vous. Leur assureur prend en charge, ou non, ces honoraires, en fonction de leur contrat… Mais ça ne nous concerne pas. Ça n’intervient pas dans le soin qu’on propose.

La convention qui nous lie à la Sécu (et probablement demain aux mutuelles) nous interdit d’adapter nos soins à la situation en étalant dans le temps la prise en charge… Sauf que la pénurie qui se fait sentir nous en empêche…

En sommes, la médecine rentable, c’est multiplier les rhumes plutôt que de se pencher sur des dossiers lourds qu’on n’a d’ailleurs plus le temps d’envisager, en bottant en touche vers les centres hospitaliers.

À mon sens, la qualité des soins est intimement liée au « traitement » des soignants…


Recent Comments by Lerouge

Gratuité et tiers-payant pour les CMU…
Le tiers-payant doit être considéré comme un outil d’accès aux soins chez les médecins comme chez les autres soignants. Il est dommageable d’en avoir fait la règle notamment en pharmacie.

L’accès aux soins n’est limité pour raison financière que dans l’optique et le dentaire. Pour la consultation, si on considère qu’il y a obstacle pour certains patients démunis, il suffit d’augmenter les seuils d’admission à la CMU et non d’imposer la gratuité apparente à tous les patients au risque de

1) faire fuir les jeunes médecins du fait de la lourdeur administrative (1 dimanche par mois pour moi et mes 50% de tiers-payant) ;

2) Rendre dépendant le soignant pour financer son outils de travail des assureurs déficitaires ou avides d’économies ! Le critère de prescription ou de décision de soins ne se fera plus sur le seul critère de l’intérêt du patient comme c’était le cas avant le ROSP…

L’espérance de vie commence à diminuer en France : Moins de médecins et des médecins dont les prescriptions sont dictées par les administratifs, ça ne va pas contrer le mouvement ! Comme aux Royaumes Unis… Tant pis !


Le paiement à l’acte doit-il disparaître ?
Rémunération globale, on connaît ça en France depuis quelques années au travers du ROSP qui récompense les médecins qui respectent au mieux des objectifs fixés par l’assureur. L’assureur devient ainsi juge et parti et le médecin perd un peu de l’indépendance intellectuelle qu’il a juré de respecter en prêtant son Serment d’Hippocrate.

Ceci se terminera bien entendu avec la généralisation du Tiers-Payant. Comme les pharmaciens, le non respect d’objectifs non liés au soin, peu pertinents en terme de santé publique, l’assureur obtient un levier de pression sur le chiffre d’affaire du médecin libéral qui va donc sacrifier son patient et son éthique par crainte pour son outil de travail…

Le ROSP pouvait prendre un masque incitatif… Le répressif est à peine caché par les concepteur de la Loi Santé et du TPG!


Gratuité et tiers-payant pour les CMU…
Je suis POUR assurer des soins normaux malgré l’impossibilité qu’ont certains patients à s’assurer sur la maladie. Pour cela, et c’est le cas actuellement, ces patients se voient offrir leur AMO et leur AMC. C’est déjà un avantage financier par rapport aux patients qui échappent au dispositif CMU-C !

Dès lors fallait-il leur épargner le règlement de la consultation (au moins de la part AMC) ? Cela aurait éviter une stigmatisation de plus, une déresponsabilisation (qu’on peut suspecter) et une perte de respect de la part des assureurs.

Qu’on soit pour ou contre, fallait-il leur épargner les franchises médicales ?

Arnaud Lerouge,
Médecin généraliste en ville (59)