25 euros, le juste prix pour une consultation de généraliste ?

Il existe actuellement une discrimination tarifaire entre les médecins généralistes et les médecins spécialistes, puisque le tarif conventionnel de la consultation est de 23€ pour les uns et de 25€ pour les autres. La médecine générale étant devenue une spécialité médicale à part entière, avec une formation spécifique en 3e cycle, de nombreux syndicats appellent les médecins généralistes à facturer leur consultation 25€.

Mais ce débat pose la question plus générale du tarif conventionnel toutes spécialités confondues. Les comparaisons européennes sont quasiment impossibles tant les systèmes sont différents. L’offre de soins gratuits en tiers payant y est souvent associée à une offre privée très onéreuse.

Les deux éléments de comparaison français sont le coût d’une consultation en médecine du travail et celle en dispensaire. Ils sont respectivement de 70€ et 50€. Dans le premier cas c’est l’employeur qui est facturé, dans le deuxième, la collectivité finance le différentiel entre les 23 ou 25€ perçu ou payés par le patient, et le coût réel deux fois plus élevé.

Ce débat est très dépendant de la prestation offerte pour ce montant ? Doit-il être le même pour la consultation de soutien psychologique de 40 mn et pour le renouvellement mensuel de somnifère en 3 minutes ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Quel est le tarif juste pour une consultation médicale ?

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64 réflexions au sujet de « 25 euros, le juste prix pour une consultation de généraliste ? »

  1. Jean-Marc

    Je n’avais pas pensé à la comparaison a la médecine du travail.Bonne idée. J’ai donc voté 70, mais 40 me parait déjà une reconnaissance de notre travail. Pour les spés qui facturent des actes techniques en sus c’est plus facile d’atteindre cette somme en moyenne.

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  2. Marc

    je suis médecin généraliste et j’ai voté 50 euros, prix dans la moyenne européenne. j’ai hésité avec le compteur…. En réalité, il s’agit effectivement de se demander ce qu’on demande à un MG en consultation (les motifs, je vous rappelle 2.5 motifs en moyenne par consultation) et EN PLUS Hors consultation. la gestion de la prévention? Rappeler les patients dans certaines situation? Répondre longuement au téléphone? On feint de croire que le montant de la consultation va entièrement dans la poche du MG, en oubliant que le cabinet médical est une véritable entreprise. Plutôt que de se demander A priori quel doit être le prix d’une consultation médicale, ne devrait on pas se demander quel service la population est en droit d’attendre d’un MG, puis de quels moyens doit disposer une entreprise libérale pour offrir ces services. personnellement, avec uns consultation à 50 euros, j’aménage mieux mes locaux, je prend une secrétaire plein temps et j’allonge la durée moyenne de consultation (actuellement de 19 minutes chez moi). je prendrai eu plus le temps de coder mon activité.

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  3. Michel (ophtalmo)

    Le problème est le cout du matériel, ou des consommables dans certaines spécialités. Comment en tenir compte, lorsque l’investissement se compte en centaines de milliers d’euros et que le nomenclature des actes n’en tient pas compte ??

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        1. NP

          Une remarque: depuis 25 ans que je suis installé je pense avoir un revenu assez stable, tout comme mon niveau de vie. Pour autant, je suis passé de 45-48h/ semaine à 60, 5 à 6 semaines de congés/ an, avec maintenant 5 feuilles de paie (3 à 3.5 équivalents temps plein) contre 1 et un CA triplé.
          Je suis ophtalmo S1, médical, en zone semi-rurale.
          L’activité d’une structure médicale libérale est une pyramide inversée dont la pointe est le médecin. Il s’arrête, tout s’arrête.

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  4. Christian MG

    50 euros parce que c’est a la date d’aujourd’hui le tarif qui me permet de travailler normalement , avec les moyens matériels dont j’ai besoin , avec le temps nécessaire pour une prise en soins de mes patients , qui correspondent à leur attente et à un cadre d’exercice décent . 50 eurso ce n’est pas de la gourmandise , et ce n’est pas ce qui assurera ma relève dans quelques années en zone de montagne

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  5. NURENI BANAFUNZI

    On réduit encore ce débat au tarif de l’acte qui est réducteur compte tenu des compétences et des taches du médecin généraliste aujourd’hui. En proposant des alternatives ou des compléments crédibles, valorisants et valorisés, sur des critères non économiques, nous promouvons une médecine de qualité et permettons d’augmenter la rémunération du médecin généraliste sans le travers de l’abattage.

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  6. Grave Pierre

    Indexation prévue dès la signature de la future convention ! tenant compte d’un indice composite comprenant TOUTES les dépenses (assurances, etc.), charges sociales, fiscales, etc.
    l’indice peut être déterminé par le pourcentage d’augmentation des dépenses à partir des 2035 ou équivalent, par discipline.
    à l’exemple de ce qui est fait pour les indices INSEE logement construction pouvoir d’achat

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  7. LARRAMENDY Dominique

    Il me semblerait plus intéressant d’obtenir 3 à 4 valeurs de consultation en fonction du temps et de la difficulté de celle-ci. En effet 25 euros pour une rhinite ou une prise en charge d’un difficulté psychologique (chronophage par définition) ou l’annonce d’un cancer, cela me parait paradoxal.
    Cela nécessitera une vraie reconnaissance de la variété des consultations en MG.

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  8. diplodocus

    la question que je me pose, c’est surtout « quel est le prix de la consultation qui donnera envie aux jeunes médecins généralistes de s’installer? », bien conscient que ce n’est pas le seul paramètre qui les freine.
    ce n’est certainement pas 25 euros
    j’ai voté 35, je ne suis pas sûr que cela suffise.

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  9. Bonnin Luc

    Plutôt que le médecin du travail, la référence devrait être le niveau de rémunération de nos confrères médecins conseils de la sécu

    Avec le même temps de travail,

    Avec les mêmes avantages :
    – congés annuels, congés pour enfant malade, congés pour formation, congés, retraite avantageuse, évolution de la carrière, primes, 13eme mois, allocation vacances = 14 eme mois, compensation des jours fériés, indemnité de mobilité ….

    http://www.sgpc-cfe-cgc.com/wp-content/uploads/2014/06/140319_Convention_collective_-praticiens_conseils_modifie.pdf

    En gardant les avantages qui peuvent se décliner en libéral, j’accepte une décote de 20 % sur leur niveau de rémunération,pour ne pas dépendre d’une hiérarchie.

    Cela serait me parait assez juste et situerait le niveau de rémunération de l’acte moyen autour de 70 € pour 35 h par semaine et 3500 actes par an

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  10. Lorenzo georges

    l’idéal : horaire à 200 euro de l’heure.
    Réalité actuelle : je me suis déconventionné pour pouvoir faire payer justement mon travail et le résultat est que en contexte concurrentiel les médecins sont prêts à se brader et que la plupart de mes patients sont partis pour bénéficier de consultations gratuites (entendez remboursées). C’est la vie. Je gagne ma vie autrement et je ne crois pas, malgré tout le buzz actuel, que ça puisse changer, simplement à cause des médecins eux mêmes…

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      1. Georges Lorenzo

        En fait c’est mon changement de travail qui a permis mon déconventionnement ! … et je continue à faire de la médecine générale mais différemment de ce pour quoi on nous a formatés. Mon lieu d’exercice est un miroir aux alouettes, certes un bassin d’emploi, mais similaire à la banlieue parisienne d’où je viens (94) et pensez bien que les VIP vont voir d’autres médecins que moi :-). Je dis 200 euro de l’heure pour deux raisons : je ne vois pas d’autre possibilité que le temps comme TOUS les libéraux, de plus comme TOUTES les entreprises, il y a une structure à investir puis maintenir. Sinon, encore une fois, autant être salarié…

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  11. canévet jp

    la logique serait d’aller de + en + vers un système mixte de rémunération pour sortir du paiement à l’acte exclusif, donc C à 23 ou 25€+Rosp et autres rémunérations forfaitaires

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    1. Sophie Prévot

      Je suis moyennement convaincue par la ROSP. Il est facile de déclarer n’importe quoi et le critère « dosez vous bien le LDL à vos diabétiques » et « faites vous bien des mammo » sont contraires aux données validées.

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  12. Godineau Aurelie

    Godineau Aurélie, MG
    J’ai voté pour 25€ car ça me parait le minimum qui nous est dû en tant que spécialiste, comme les autres . Mais, le paiement à l’acte ne me parait plus du tout adapté si on veut assurer des soins de qualité , c’est quand même affligeant et paradoxal que + on passe du temps auprès d’un patient, donc -on en voit et – on gagne d’argent… à temps de travail équivalent , les revenus sont inversement proportionnels à la qualité des soins à mon avis!
    Travaillant en MSP , je suis favorable au salariat avec des forfaits supplémentaires pour les actions collectives de santé publique, prévention, éducation thérapeutique. Et je refuse le ROSP , paiement à la performance sur des critères plus que discutables .

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    1. Sophie Prévot

      D’accord avec vous, le temps passé n’est pas de la lenteur mais de la qualité. Et ce n’est pas du tout valorisé. D’ailleurs « 5mn pour renouveler un somnifère » est très éloigné de ma façon de travailler: pourquoi le patient à t-il besoin d’un somnifère, que met il en place pour mieux dormir, connaît il les risques de l’utilisation prolongée, etc…et essayer de switcher vers quelque chose de non addictif prend du temps.

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    2. Jean-François GRANGER

      Bonjour Aurélie,

      C’est une erreur grossière trop souvent faite, à mon avis, de croire que le paiement à l’acte induirait une médecine de mauvaise qualité parce que les médecins privilégieraient la quantité à la qualité. D’abord parce que la majorité des confrères(sœurs) sont motivé(e)s pour bien faire leur travail (on trouve toujours des brebis galeuses dans toutes les professions), et parce que les patients quitteraient bien vite un médecin qui ne ferait que de l’abattage sans se soucier convenablement de leurs problèmes.
      Par ailleurs toutes les consultations ne nécessitent pas un temps très long, ou ne sont pas forcément très complexes, et dans ce cas le paiement à l’acte semble bien adapté. Rien n’empêche de panacher les modes de rémunération (une majorité de revenu sous forme de paiement à l’acte, et une part significative de forfait).
      En outre vous sous-estimez l’effet pervers du salariat qui incite à moins s’impliquer puisque quelque soit le nombre de patients vus, quelque soit l’implication, le salaire tombe identique en fin de mois.
      Bon, il n’y a pas de solutions miracles, chaque système a ses avantages et ses inconvénients.

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  13. Paul-Henri BOLLA

    La référence aux tarifs annualisés (13 ou 15 mois de salaire) du médecin conseil me paraît pertinente, celle de Georges LORENZO, tout autant aussi.
    Cependant, outre le prix de l’acte, la prise en compte des avantages sociaux du médecin conseil : accident du travail, couverture maladie, couverture maternité, retraite, me paraissent aussi indispensables si l’on veut soulager  » des détails matériels  » les jeunes qui voudraient se tourner vers le libéral, d’autant que les promotions à venir sont riches en gente féminine.

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  14. tanguy

    supprimer les dépassements d’honoraires me semble plus urgent que d’augmenter la consultation de 23 à 25 euros. Un financement des soins et des actions de prévention autre qu’à l’acte comme ça se profile avec les NMR, et différent du ROSP, des critères cliniques et des critères établis par les usager-e-s patient-e-s. Sans oublier les avantages financiers importants dont bénéficient les médecins généralistes en secteur 1 que sont le paiement par la CPAM de leur cotisation URSSAF, ce qui n’est pas le cas des infirmières ou d’autres soignants.

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  15. Massé

    Je refuse de choisir UN montant pour la consultation car je suis de ceux qui pensent que le paiement à l’acte standardisé est anachronique. Je propose une CS annuelle (bilan global ) à 100 € et des consultations ( à la demande du patient ou du médecin ) à 10, 20, 30 ou 40 € selon quelques cadres faciles à identifier.
    Par ailleurs maintien de la part forfaitaire telle qu’elle se développe actuellement.

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  16. dr niide

    25€ semble équitable, au même niveau pour toutes les consultations. Cependant ce raisonnement méconnaît les fonctions du médecin généraliste. Le suivi du patient, la prévention, l’éducation thérapeutique, le premier recours sont difficile à coter en actes. La solution est dans les autres modes de rémunérations, capitation, forfaits, paiement à performance ( sur des objectifs valides).
    Les comparaisons données en introduction avec le coût de la consultation en dispensaires sont incomplètes. En dispensaire le médecin n’est pas rémunéré 50€ l’acte, il est salarié, les 50€ payent les locaux ( comme pour les professionnels libéraux) mais aussi le secrétariat ( que n’ont pas tous les médecins généralistes) , la direction du dispensaire, la présence de plusieurs professionnels de santé ( en libéral il sont rémunéré pour leurs actes pas pour leur présence). Il est donc difficile de comparer les 2 structures ( dispensaires et professionnels libéraux)
    En fait le coût de la consultation dans un système capitaliste n’est pas tant la rémunération de la prestation ( ici la consultation) que celle de la valeur estimée par la société ( dans le cas des actes conventionnés) On peut discuter à l’infini des rémunérations respectives des différentes professions médicales ou non.
    En terme de coût de santé globaux la prééminence a été donné en France au système hospitalier. Les soins primaires sont globalement moins rémunérés que dans d’autres pays européens (il s’agit d’analyse en terme de dépenses de santé)
    Une réflexion globale sur le rôle, la place et le financement des soins primaires serait nécessaire avant celle sur la rémunération de la consultation. Mais je suis un grand rêveur parfois
    PS Merci à D Dupagne pour cet espace de discussion

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  17. Bernard Pabion

    Il n’y a pas de pris juste tant qu’il y a autant de consultations inutiles…
    23 ce n’est pas assez pour une consultation de 40 minutes mais trop pour une consultation de 5 minutes.
    Le paiement à l’acte est à remplacer par d’autres types de rémunération qui ne soient pas du paiement à la performance.

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  18. Dupont Anne

    J’ai voté 30€ comme prix « juste » ce qui correspond à 2€ la minute pour une C de 15mn. Je suis installée depuis 33ans et ce que j’aimais en consultation c’est ce qui « sort » au delà du premier motif indiqué si on laisse le temps à la personne qui consulte de s’exprimer.
    Depuis 2 mois je suis remplacée deux semaines par mois et j’ai un poste salarié à 0,4ETP car j’ai de plus en plus de « patients » puisque mes collègues partent en retraite non remplacés et je n’arrive pas à faire de l’abattage (renouvellement de somnifère en 3 mn ?).
    Le seul moyen de voir moins de monde c’est de ne pas être au cabinet.

    Je ne suis pas sûre que la question du « juste prix  » de la C est bien posée. J’ai des malades peu fortunés que je prends en tiers payant et qui me disent qu’ils ont été consulter un ostéopathe…
    Je crois que l’arrivée des objets connectés, les milliers de coaches en tous genres, l’addiction aux smartphones et aux sites médicaux de tout poil sonnent le glas de la médecine que j’ai aimée, l’avenir n’appartient pas aux sexagénaires !
    J’ai prévu d’arrêter la médecine générale fin 2017

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    1. Sophie Prévot

      Oui, les choix de nos patients peu fortunés sont parfois étonnants. Je crois qu’on aura toujours la passion de rechercher « ce qu’il y a derrière » le motif de consultation. C’est à ca que l’on sert, en autre, les généralistes.

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  19. Aurore Bastin

    MG remplaçante
    Pour moi c’est une mauvaise question, qui évite de poser la vraie question qui est celle du/des modes de rémunération. Le paiement à l’acte incite à travailler vite et beaucoup, et pénalise le travail de fond, de concertation et de coordination. Cela convient au travail individualiste du MG « à l’ancienne », mais n’est pas du tout adapté au fonctionnement par exemple des centres de santé qui réalisent un travail formidable sans pourtant arriver à se financer par leur activité.
    Ce à quoi j’aspire en temps que jeune MG, ce n’est pas à plus de rémunération, mais à une rémunération plus juste, tenant compte de la complexité des situations, de la nécessaire interdisciplinarité de certaines prises en charges. Je pense qu’il faut une réflexion plus globale sur la rémunération des professionnels du secteur médico-social en général ; penser et défendre sa profession et ses intérêts indépendamment du système de santé dans lequel on exerce est dépassé.
    Je serai plutôt favorable à un fonctionnement par capitation avec établissement de forfaits annuels de prise de charge adaptés pour chaque pathologie, tenant compte du temps de travail à réaliser sur le plan médical mais aussi social, infirmier, psycho… et au développement des NMR avec un meilleur financement du temps de coordination et du travail de prévention ; à redistribuer au sein des structures pourquoi pas sous forme de salaires ?

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    1. Dominique Dupagne Auteur de l’article

      Je trouve ce mode de rémunération tentant également. Mais ce qui m’ennuie, c’est que le payeur (la CNAMTS) nous soumet à des injonctions thérapeutiques stupides. Comment résister (pour le bien de mes patients) quand je dépendrai d’elle pour vivre ?

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    2. furt 11

      Même objection que Dominique Dupagne. J’ajoute que cela tournerait très vite à l’usine à gaz…
      Le problème, en tout cas pour la médecine générale, c’est qu’il n’y a qu’un seul C qui ne différencie pas les consultations longues et/ou complexes et les consultations plus « simples » (qu’un bon généraliste complexifie en la globalisant, comme aurait dit mon maître de stage). La tarification horaire est une forme de réponse à ce problème mais expose à des écueils : les patients seraient enclins à accélérer les consultations et passer sous silence certaines choses importantes et que faire du temps passé au téléphone pendant une consultation ?

      Je crois pour ma part qu’Il faudrait trouver un système de paiement à l’acte, pas trop compliqué, qui tienne compte du contenu de la consultation, en quelque sorte une CCAM clinique … mais une CCAM clinique simple avec quelques lettres-clés qui puissent être cumulées, un peu sur le modèle de la cotation infirmière.

      Cela paraît compliqué ? Cela ne l’est pas si l’on se débarrasse des cotations actuelles avec les majorations MPA, MNO, MGE, que l’on fait payer ou pas (les internes sont toujours stupéfaits quand je leur explique ces subtilités de la convention) et des forfaits médecin traitant ALD ou pas.

      Une tarification uniquement à l’acte donc et dont le tarif est basé sur le contenu de la consultation et pas sur l’âge du capitaine.

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  20. Jeep

    Même avis qu’ Aurore Bastin; En fait il n’ y a pas , il ne peut pas vraiment y avoir de « vrai » prix; Il y a un cout de revient global de « l’offre de présence et disponibilité » du médecin…. qui elle-même varie selon pas mal de paramètres (prix du m2 à Paris ou en Centre Bretagne, accueil secrétariat ou pas, plateau technique etc)

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  21. jc moradei

    il est 20h 45 j’ai fini ma dernière consultation et je me tape de contrôler pdt encore une demi heure les résultats hprim et le courrier pour ne pas laisser passer un INR déséquilibré, je viens de voir dans la journée 26 patients…
    Le quotidien de beaucoup d’entre nous et je ne suis pas à plaindre.

    30€, c’est juste-juste pour une consultation de 30 mn. Actuellement les Ostéo sont à 50€, les coiffeurs à 20€ la coupe masculine (20 mn), le coût horaire d’un artisan mécanicien ou autre est facturé 80€ et nous nous ergotons sur 23, 25 etc. Sans déconner 30€ ne semble pas exorbitant mais certain(e)s savent bien nous faire culpabiliser sur la question puisqu’il nous est répété que x % des français renoncent aux soins pour cause de tarifs trop élevés …

    Sinon je suis d’accord pour être payé au tarif médecin de la sécu avec 23 ans d’ancienneté, congés payés, 39 heures par semaines, secrétaire et locaux payés, informatique payée, frais de déplacement et tout le toutim … Mais « ils » n’en veulent pas et savent bien que nous coûtons beaucoup moins cher en étant payé à la tâche et au lance pierre!

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  22. Elie Arié cardio retraité

    La question du « juste prix » d’une consultation n’a pas de réponse; on peut simplement constater:

    1-que, quel que soit le mode de rémunération ( à l’acte ou au forfait par patient), le revenu des médecins français est globalement plus faible que celui des médecins des pays de niveau de développement comparable (et il est curieux de voir les médecins français si attachés au paiement à l’acte, un système en voie de disparition dans les pays développés, USA inclus, alors que ce système les défavorise);

    2- que l’heure de travail du généraliste conventionné français, sur la base de 3 à 4 malades par heure, est bien moins rémunérée que l’heure de travail de l’avocat ou de l’expert-comptable (pour comparer avec d’autres professions libérales, et non avec l’éternel plombier…);

    3- que si les dépassements d’honoraires n’existaient pas, la valeur des actes conventionnés serait certainement plus élevée.

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    1. Dominique Dupagne Auteur de l’article

      Il est clair que les dépassements d’honoraires permis à certains médecins (et dont je bénéficie à titre personnel) constituent une cause majeure de la faiblesse des honoraires conventionnels. Tous ceux qui auraient un poids suffisant pour peser sur les décideurs ou sur le ministère sont salariés ou bénéficient du secteur à honoraires libres, et sont donc peu motivés pour se battre pour des honoraires conventionnels décents.

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  23. Dominique Dupagne Auteur de l’article

    Après 200 votes, la solution qui l’emporte est la facturation horaire. C’est intéressant. C’est peut-être une garantie contre certains abus : comment peut-on recevoir 100 patients par jour (et facturer autant de consultations à 23€) et travailler correctement ?

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  24. docteurdu16

    Les certificats médicaux pour les sportifs sont une arnaque absolue.
    D’abord, ils sont en théorie non remboursables et ils sont en pratique facturés à la CPAM.
    Ensuite, ils participent des pratiques sottes de l’Eglise de Préventologie (et de Dépistologie, ce qui n’est pas la même chose) que nous dénonçons partout.
    Ils mettent en jeu la responsabilité des médecins alors qu’il s’agit d’un jeu de dupes puisque la VPP de ces examens est quasiment nulle.
    Responsabiliser le patient est une façon inélégante de botter en touche.
    Est-ce que voir un enfant une fois par an paraît superflu ?
    Est-ce que voir un adulte une fois par an n’est pas excessif en l’absence de symptômes ?
    Donc : faire payer par les fédérations un certificat au rythme qui leur convient me paraît une solution facile pour faire disparaître ces certificats.
    Bonne journée.

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  25. DocHuman

    Faux débat. Le prix de la consultation est le prix maximum qu’un patient accepte de payer. Cf pour ceux qui doutent le site deuxièmeavis.fr
    Il faut que soit, une fois pour toute, dissociée « valeur de l’acte » et « remboursement ». Ce n’est pas parce que je me fais payer 30€ que mon patient doit être remboursé 1€. S’il accepte 7€ de reste à charge ou (encore mieux) s’il dispose d’une mutuelle qui le couvre, qui va trouver à redire là dessus ?
    Certes il y a le DE me,direz vous. Mais qui ose ?

    Pourquoi à tous prix vouloir réguler le marché dès profession libérales qui par essence sont libres de leur activité économique. Le secteur 1 (La convention) est l’acte primitif du terrorisme intellectuel qui nous accable. Qui aura le courage de braver la barre de l’acte conventionné qu’il soit à 23, 25 ou 100€. Même s’il passait á 7€ il y aurait encore des confrères (dont moi) stéthoscope au cou pour abattre de l’acte. Car faut payer les traites de la 208 mon bon monsieur.

    Le problème n’est pas le prix de nos consultations mais le tarif imposé qui nous oblige à de pathétiques artifices pour « gagner notre vie sur celle des autres ». Petits arrangement avec la ccam, usurpation grossière d’actes capilotractés (que celui qui n’a jamais côté ALQ003 pour un Hamilton bâclé me jette le premier otoscope), voire fictif (des V qui tournent à la VU, car 15 minutes à chercher dans le froid cette fichue maison après en avoir perdu 20 á trouver une place ça vaut plus que 10€ merde.. ;), des certificats honnis mais bien agréables pour remplir la caisse….etc.

    Libérez le prix de l’acte et demain les certificats stupides seront à des tarifs dissuasifs ou réalisés avec soin et application, les patients bavards ou pénibles payerons plus que les taiseus, les cas complexes plus que les renouvellements de pilule. Le libre entrepreneur médecin relèvera le gant d’embaucher du personnel à qui il déléguera des tâches utiles pour améliorer sa pratique et justifier ses tarifs enfin dignes de lui.

    C’est en voulant organiser le marché qu’ils ont détruit la fonction. Nous faisons des passes à 23€ par devant ET par derrière. Les faire pour 25 n’aura pas plus de sens (!) une fois l’euphorie « onagagné » éteinte.
    La vérité est ailleurs.
    Il faut repenser tout le système. il date du siècle dernier.

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    1. Dominique Dupagne Auteur de l’article

      Bonjour DocHuman

      Comme vous le dites, le système conventionnel actuel date du cercle dernier, mais celui que vous appelez de vos voeux est encore plus ancien : c’est le libéralisme pur et dur, sans remboursement ni quelconque prise en charge. Il faut revoir le Dr Knock ou le triomphe de la médecine pour réaliser en quoi consistait ce type d’exercice qui était loin de faire la fortune des médecins d’avant-guerre :

      https://youtu.be/gMqEkyNnjbE

      L’Assurance maladie solidaire, à partir de la deuxième moitié du XXe siècle, a prélevé des sommes conséquentes sur les salaires pour permettre le remboursement des soins. Cette manne financière a solvabilisé la clientèle et a fait la fortune des médecins libéraux, au moins jusqu’en 1990.

      Cette solvabilisation est d’ailleurs ce qui fait dire (à tort) par certains que nous serions des salariés de l’Assurance maladie.

      Rien n’empêche un médecin de devenir totalement libéral en se déconventionnant. Mais il risque d’avoir du mal à remplir son carnet de RV. Vous me direz qu’il y a une injustice car ses patients restent pourtant prélevés de cotisations maladie sur leur salaire, et vous n’avez pas tort.

      Reste qu’une explosion du système français sous le poids de la dette, qui est peut-être inéluctable, aboutira à un système de ce type. Je l’avais prédit, sans doute trop tôt, ici : http://www.atoute.org/n/article221.html

      En attendant, je me suis demandé il y a quelques années pourquoi les médecins, qui sont en position de force du fait de leur rareté, n’avaient pas imposé leurs conditions (comme le font les contrôleurs aériens) et la réponse m’a agréablement surpris : parce qu’il craignent de mettre leurs malades aux revenus modestes dans une situation dramatique.

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      1. DocHuman

        Vous abondez dans mon sens. Je n’appelle pas à la médecine d’avant guerre mais au remboursement des soins des patients à sa valeur conventionnelle quelque soit le secteur d’exercice, avec prise en charge (si cela est inclus dans son contrat mutuelle) de la partie DE.
        Libre au patient de mettre de sa poche s’il vous pense plus compétent que moi, plus attentif, plus disponible ou mieux équipé. Voire le meilleur Dr Knock du canton. N’en est il pas le cas pour les dentistes, kiné (ostéo pris en charge par certaines mutuelles) les lunettes et autres appareillages auditifs ou dentaires ?

        Un dossier MDPH exhaustif et correctement rempli ne vaut pas le même prix qu’un renouvellement de zoplidem. Si la caisse ne le comprends pas ce n’est pas pour ça que nous devons nous soumettre.

        Quant aux médecins vous savez comme moi qu’ils jouent les bravaches mais sont incapables de donner suite à leurs idées de rébellion. Quelles soient tarifaires (qui pratique le DE de nos jour ?), tutélaires (qui n’est pas conventionné de nos jours), voire se soustraire à l’autorité (qui n’a pas signé le ROSP de nos jours).
        Dans chaque cas nous parlons à peine d’une poignée de rebelles dans des situations professionnelles qui ont permis (ou facilité) leur prise de position (comme pour vous ou pour cette consoeur qui refusa le ROSP car trop proche de la retraite pour investir du temps dans l’informatique).
        Le « pour le bien de mes patients » a bon dos.

        Je persiste à croire que la solution n’est pas en jouant sur le prix du C/CS qui de toute façon sera insultant à l’issue des négos, mais sur une refonte idéologique des ordonnances de 1945 et la notion même de « tarifs négociés » qui sont désormais des « tarifs imposés ».
        Nos variables sont « Compétences » / « Temps passé » / « investissements requis » et non « Acte » comme à ce jour.

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    2. docteurdu16

      Cher confrère,
      Je n’ai jamais pratiqué un test de Hamilton : je ne vous jette pas mon otoscope, ce serait gâché. je ne l’ai jamais pratiqué car cela ne sert à rien.
      Je ne fais pas des passes.
      Penser que nos patients seraient des clients de prostitués mâles ou femelles est assez… vulgaire et certainement déplacé.
      Bonne soirée.

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  26. Wickers

    Vous ne parlez que des généralistes mais les spécialistes secteur 1 souffrent beaucoup aussi
    Les dermatologues dont je fais partie sont à plus de 60% de frais ce qui n’est pas le cas des généralistes car nous ne pouvons travailler sans Secretaire
    Nous avons droit à une double comptabilité avec TVA et 10% de charges d’URSAF en plus
    Je pense que l’idéal serait pour tous une partie des consultations en secteur 1 pour les cas simples, et une Partie en secteur 2 pour ce qui prend du temps et tout le monde sur un pied d’égalité .
    Voil’ l’idée qui a le mérite d’être simple et de laisser un espace de liberté à une médecine dite libérale.

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    1. Dominique Dupagne Auteur de l’article

      Bonjour Wickers

      Relisez le deuxième paragraphe de l’introduction du sondage… Je suis vigilant sur le fait que ce site ne soit pas centré sur les seuls généralistes.

      La situation des spécialistes conventionnés en secteur 1 est tout aussi critique, surtout pour ceux qui ne peuvent facturer d’actes techniques rémunérateurs.

      Votre spécialité (la dermatologie) est typique de cette situation. Pas d’acte technique, mais heureusement des consultations relativement courtes. En revanche, si vous travaillez comme consultant, la rédaction de courrier consomme soit du temps si vous le tapez vous-même, soit des frais de secrétariat, peu compatibles avec la rémunération conventionnelle.

      Il me semble (mais je connais mal cet aspect administratif), qu’un patient adressé par un confrère, et dont la consultation est assortie d’un courrier en retour, permet de facturer un C2 (46€). Pratiquez-vous souvent cette cotation ?

      Je trouve qu’une solution élégante serait la suivante : facturer séparément la consultation et le courrier au médecin traitant sous forme d’une lettre clé spécifique. Par exemple 23€ pour la consultation elle-même, et 7€ pour la rédaction d’un courrier.

      A terme, si le DMP devient obligatoire (ce que je redoute), on pourrait imaginer que les généralistes soient concernés aussi : 7€ supplémentaires pour la rédaction d’un compte-rendu de consultation intégré dans le DMP.

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      1. NP

        Le C2 ne peut être appliqué que pour un avis, il ne peut être utilisé si le même problème justifie ou entraine des suites de soins par le spé. Comme je ne suis jamais sûr de ne pas revoir le patient pour ledit problème je facture très peu de C2, moins de 3/ semaine.

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  27. Loustaunu

    Médecin generaliste
    Pour moi si la consultation en dispensaire est a 50€ cela est dû aux frais de fonctionnement du dispensaire d’où l’idée que notre consultation s’aligne sur ce tarif, car sur notre consultation nous aussi payons une secrétaire un loyer…..

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  28. Wickers

    25€ n’est pas le juste prix
    C’est plutôt 50€ si l’on tient compte de l’évolution du coût de la vie et de la non indexation de la consultation depuis 28 ans que je suis installée
    Mais je pense que les jeunes aspirent plus à une médecine salariée et je pense que l’on devrait se battre pour cela au tarif médecins de la sécu .

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  29. Haicault

    Le problème est le flou qui entoure les dispositions légales et tarifaire. Revel et Marisol Touraine disent 31 euros , pour les compteurs du CAS 23. Le DE serait d’après le visiteur CPAM comptabilisé comme dépassement donc ne serait pas différencié dans le compteur CAS. Autant dire que les médecins sont les dindons d’une duperie organisée par la sécu et les mutuelles. (message édité par l’administrateur, MST remplacé par Marisol Touraine. Restons corrects)

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  30. C dufour

    Pour les spécialités cliniques c’est 28 €, composés de CS 23€ + MPC 2 € + MCS 3 € La MPC, c’est pour compenser la plateau technique plus lourd que les généralistes, et la MCS, c’est pour compenser la perte d’accès direct de nos patients et les frais et temps de courrier…En tout cas ce n’est plus tenable à ce prix. On est OBLIGES de faire de l’esthétique, pour survivre, (mais sans dépasser le seuil de TVA), car les 60% de frais, c’est si on fait de l’esthétique. Sans ça, c’est probablement plus de 80% de frais…
    Si la CS ne monte pas en même temps que la C, c’est la fin…

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  31. Regine Noël

    R Noel généraliste
    j’ai noté 30 euros on devrait pouvoir moduler en fonction du temps passé
    Il y a toujours plusieurs motifs dans une consultation
    le frottis coté 6,23 euros ! mais plus de gyneco dans nos bourgs
    je suis assez contente que le tiers payant généralisé ne passe pas : cela m’évite 2500 euros de frais pour changer de logiciel donc d’ ordinateur à 2 ans de la retraite . Je serais partie avant si cela passait . Cependant 6,90 euros ce n’est même pas le prix d’un paquet de cigarettes. Et la pédicure est mieux payée que moi : cherchez l’erreur ..

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  32. Dubois

    il faut faire simple, donc un seul tarif. Deux motifs par consultation au maximum, c’est une « particularité » de la médecine générale. Pour revenir a des honoraires décent, retrouver le « niveau de vie » d’un médecin des années 70-80, et pouvoir disposer d’un cabinet médical bien équipé, d’une secrétaire, je pense que 50 € est un minimum (faut-il à ce tarif justifier d’un « plateau technique » et de frais de secrétariat ?).

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  33. Huc

    G. MG
    Il y a la théorie (ce que vaudrait l’acte médical de consultation dans l’absolu en tenant compte de notre expertise et de la place que devrait occuper la santé dans la société) et la pratique (ce qu’il est raisonnable d’attendre vu nos pauvres 23 euros actuels et l’état des comptes publics).
    En théorie, 70 euros me semble le plus juste.
    En pratique, je ne crois pas qu’on puisse atteindre ne serait-ce que les 30 euros…
    Sauf à changer de système de façon très importante.

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  34. TRUCA Sophie

    Demandez à un plombier, ou n’importe quel artisan de travailler même un quart d’heure pour 23 euros. Un avocat prend 300 euros ( et plus…) de l’heure, un dentiste prend entre 600 et jusqu’à 1200 euros pour vous placer une simple couronne. 23 euros pour une consultation médicale c’est une misère…

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  35. Eratosthene66

    Quand on voit que les pédicures prennent 60 € la consultation,les toilettes pour chien entre 50 et 80 €…. etc. Les citoyens ne disent rien et paient, pourtant ça n’est pas remboursé. Quand on voit le tarif des consultations médicales partout ailleurs, Europe, aux USA, 40€ me paraît un prix raisonnable. Ça permet de prendre son temps et ça ne laisserait pas un sentiment d’être sous-payé.

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  36. DR Michaël FINAUD

    La sécurité sociale paie 69€ aux médecins anciens PU-PH pour une consultation ponctuelle comme un deuxième avis ( cotée Cx3 ) , les médecins non anciens PU-PH ne peuvent demander que 46€ ( Cx2 ) pourtant les médecins libéraux ont souvent autant de compétences et le plus souvent plus d’expérience que les anciens PU-PH , donc comme l’assurance maladie l’a adopté dans la convention, il est légitime et justifié de généraliser le tarif de base de la consultation ponctuelle au niveau Cx3 pour tous les médecins, cela permettra aux médecins de passer plus de temps avec leurs malades et d’être plus efficaces.

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  37. BARTHE

    le prix de la consultation, c’est sans doute un peu reducteur, il faudrait plutot envisager le  » salaire  » du médecin qui est bien ridicule à l’heure actuelle au vu des contraintes fiscales , de taxes, d’augmentation des contraintes administratives, d’augmentation des demandes de performances et de competences…La regle du donnant donnant a été oublié depuis bien longtemps, le rosp integre tout juste et de facon minime le cout de l’informatisation pour les cabinets médicaux….et je ne parle pas des contraintes liée à l’accès des handicapés cette année… On nous demande chaque année plus sans aucune contrepartie. Ha si on était député ce serait autre chose.

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  38. bucbuc03

    médecin généraliste
    en fait la question est biaisée en ne proposant qu’un tarif unique de consultation qui ne correspond pas à notre pratique.: notre nomenclature est très pauvre (essentiellement v, c et les quelques majorations mno fpe mge mpa cald vl ou cl insufisance cardiaque et les quelques code ccam)

    *le contenu de nos consultations est variable et de complexité différente selon le/les motifs de consultation ( suivi de pathologie chronique avec tous les items que cela comporte,consultation de prévention, acte administratif que nous devons faire en consultation…..
    *le nombre de problemes à résoudre par consultation ( entre 2 et 3)
    *nos patients polypathologiques( diabète maladie vasculaire, démence….)
    la rémunération du médecin de soins primaires ne doit pas se limiter à la rémunération à l’acte car notre métier change avec le travail collaboratif pluriprofessionnel qui doit être prise en compte,les délegations de taches
    nous formons actuellement de futur géneraliste en leur demandant de construire des compétences qui sont issues des exigences que la société civile attend d’un professionnel de premier recours, l’ensemble de leur compétence doit être reconnu notoirement sur le plan financier et de nouveau mode de rémunération doivent leur être adapté
    pour répondre à la question : le niveau de la consultation de base: 35€

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