L’industrie pharmaceutique doit-elle pouvoir continuer à financer la formation des médecins ?

Actuellement, la majorité des dépenses de congrès (inscription, voyage, hébergement) des médecins français sont financées par l’industrie pharmaceutique. Il en est de même pour les sociétés savantes de la plupart des spécialités médicales.

Cette situation introduit un conflit d’intérêt chez les prescripteurs qui en bénéficient, mais ils rétorquent que l’absence de financement public pour ces dépenses de formation les contraignent à passer par l’industrie.

Qu’en pensez-vous ?

L'industrie pharmaceutique peut-elle continuer à financer une partie de la formation des médecins ?

Loading ... Loading ...

16 réflexions au sujet de « L’industrie pharmaceutique doit-elle pouvoir continuer à financer la formation des médecins ? »

  1. MartineG2

    En effet, je ne vois pas bien comment je pourrais participer aux congrès de ma spécialité sans le soutien de l’industrie. Je ne me sens pas achetée et je garde mon indépendance d’esprit. Profession gynécologue

    View Comment
    Répondre
    1. Dr MG

      Croyez vous que nous n’apprendriez pas plus en vous formant de façon indépendante?
      Assister aux congrès est-ce vraiment nécessaire, à l’heure d’internet ?
      Ceux qui affirment rester indépendants, sont ceux qui sont le plus influencés : cf brochure de l’ OMS sur le sujet

      View Comment
      Répondre
  2. Marc Accadia

    À vrai dire, je ne voyais pas très bien l’intérêt de la question…

    Si l’on admet que l’industrie pharmaceutique ne fabrique plus des médicaments avant tout pour soigner mais pour faire des bénéfices (vendre le maximum, aux frais de la Sécu si possible), dans la lignée des grandes industries (c’est la plus grande), il est évident qu’il faudrait un contrôle. Non seulement ce contrôle n’est pas exercé par l’État (ou alors il faut m’expliquer comment des médicaments sans intérêt sont quand même remboursés), mais les prescripteurs sont sous influence directe (bichonnés qu’ils sont).

    Je pensais donc que la question ne se posait même pas, mais je constate que certains pensent qu’il faut laisser les choses en l’état, au nom de la liberté bien sûr.

    Comme quoi, l’intérêt général est très loin de prévaloir sur l’intérêt personnel.

    Je suis médecin et je refuse absolument tout cadeau des labos. Pourquoi ? Parce que j’aurais honte d’être acheté (même indirectement) pour ce qui concerne la santé des Hommes. Mais je peux comprendre une position différente : c’est tellement bon d’être traité comme quelqu’un d’important, et de recevoir des cadeaux surtout sans se poser de questions…

    J’avais déjà développé ici : http://marc.accadia.free.fr/blog/?p=319

    View Comment
    Répondre
  3. Etienne

    Industrie pharmaceutique = intérêts qui ne recoupent pas forcément ceux des patients
    Quelqu’un a-t’il déjà assisté à un EPU financé par des labos, dont le principal message serait de ne rien prescrire (attitude qui se justifie dans un grand nombre de situations cliniques)?

    View Comment
    Répondre
  4. GT75

    L’industrie devrait surtout ne pas avoir sa place au ministère de la santé ni dans les organismes officiels et que la décision du prix des médicaments soit transparente, que l’on rembourse un prix par molécule et que chacun achète le princeps ou le générique comme il veuille.

    View Comment
    Répondre
  5. Thouluc

    Il n’est pas normal que ceux qui produisent les médicaments influencent directement ou indirectement ceux qui les prescrivent. L’information sur les médicaments doit être neutre. Les médecins n’ont pas besoin des laboratoires, ils peuvent même se passer d’expert. S’ils ne veulent pas payer leur repas, ils peuvent se réunir après le repas dans un lieu gratuit pour faire fonctionner un groupe de pairs. Nous l’avons fait à Montpellier pendant près de 20 ans et nous continuons. Si le groupe de pairs se pose des questions en traitant les sujets il suffit d’utiliser un vidéoprojecteur et un logiciel d’aide au diagnostic comme Assistant Médical sur lequel il trouvera les réponses.

    View Comment
    Répondre
  6. ANNE

    L’état démissionne de toutes ses missions régaliennes, dont la formation… J’ai même entendu que les prochains radars embarqués seraient conduits par des agent de sociétés privés. Ou passent les impots et les cotisations obligatoires?

    View Comment
    Répondre
  7. H. Raybaud

    Grace à Internet chaque médecin peut largement assurer sa FMC sans avoir besoin ni des labos ni des « sociétés » de FMC ni du gouvernement ni de l’Ordre. Encore faut-il que comme pour les garagistes on nous fasse confiance et que nous la méritions

    View Comment
    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *