Gratuité et tiers-payant pour les CMU…

La CMU et l’AME permettent à leurs bénéficiaires de recevoir des soins gratuits chez tous les médecins. Bien que ce principe ne soit pas toujours respecté, il est inscrit dans la Loi.

Cette obligation de tiers-payant au tarif conventionnel pour les CMU vous paraît-elle une bonne chose ?

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17 réflexions au sujet de « Gratuité et tiers-payant pour les CMU… »

    1. NURENI BANAFUNZI

      Chère Consoeur,
      Pouvez-vous argumenter votre souhait que cela soit facultatif pour les médecins ?
      Si on pose le principe que ce tiers payant pour raison de faible revenu permet de garantir un accès aux soins, puisqu’il a été montré que cela n’entraîne pas de déresponsabilisation et de surconsommation, comment justifiez-vous des exceptions de la part des médecins ?

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      1. Lerouge Arnaud

        Le tiers-payant doit être considéré comme un outil d’accès aux soins chez les médecins comme chez les autres soignants. Il est dommageable d’en avoir fait la règle notamment en pharmacie.

        L’accès aux soins n’est limité pour raison financière que dans l’optique et le dentaire. Pour la consultation, si on considère qu’il y a obstacle pour certains patients démunis, il suffit d’augmenter les seuils d’admission à la CMU et non d’imposer la gratuité apparente à tous les patients au risque de

        1) faire fuir les jeunes médecins du fait de la lourdeur administrative (1 dimanche par mois pour moi et mes 50% de tiers-payant) ;

        2) Rendre dépendant le soignant pour financer son outils de travail des assureurs déficitaires ou avides d’économies ! Le critère de prescription ou de décision de soins ne se fera plus sur le seul critère de l’intérêt du patient comme c’était le cas avant le ROSP…

        L’espérance de vie commence à diminuer en France : Moins de médecins et des médecins dont les prescriptions sont dictées par les administratifs, ça ne va pas contrer le mouvement ! Comme aux Royaumes Unis… Tant pis !

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  1. Frédéric Urbain

    Je suis nettement favorable, à la condition expresse que la procédure permettant au médecin d’être rémunéré pour son travail soit aussi simple que celle consistant à se faire payer.

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  2. Lerouge

    Je suis POUR assurer des soins normaux malgré l’impossibilité qu’ont certains patients à s’assurer sur la maladie. Pour cela, et c’est le cas actuellement, ces patients se voient offrir leur AMO et leur AMC. C’est déjà un avantage financier par rapport aux patients qui échappent au dispositif CMU-C !

    Dès lors fallait-il leur épargner le règlement de la consultation (au moins de la part AMC) ? Cela aurait éviter une stigmatisation de plus, une déresponsabilisation (qu’on peut suspecter) et une perte de respect de la part des assureurs.

    Qu’on soit pour ou contre, fallait-il leur épargner les franchises médicales ?

    Arnaud Lerouge,
    Médecin généraliste en ville (59)

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  3. Bildstein

    Par contre il est intolérable que les secteurs 2 qui reçoivent les CMU et AME au tarif opposable ne voient pas leurs cotisations sociales prises en charge par la Sécu sur ces honoraires!!!

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  4. Haicault

    Oui à la cmu et autre 1/3 payant sauf si c’est pour faire ou profiter de l’optimisation fiscale sociale offerte malgré 2000 milliards de déficit ! La fraude est manifeste et la générosité dans le temps trop importante !
    Médecin généraliste secteur 2

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    1. Dominique Dupagne Auteur de l’article

      Non seulement je ne constate pas ces proportions dans ma propre pratique, mais les témoignages des confrères avec qui je communique ne vont pas non plus dans ce sens.

      Je vais modifier ce message pour préciser que ces statistiques ne concernent que son auteur. Par ailleurs, un biais est toujours possible : certains confrères dont les honoraires (libres) sont élevés ont une très faible tolérance à tout écart de comportement chez ces patients « moins rentables ». Je me surprends moi-même (en secteur 2), à éprouver ce sentiment pourtant rarement justifié.

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