Le paiement à l’acte doit-il disparaître ?

Le paiement à l’acte est un des fondements de la médecine libérale française. Il favorise la productivité et l’adaptabilité du soignant aux besoins de sa clientèle, mais ne garantit ni la qualité des soins, ni leur efficience. Il assure l’indépendance intellectuelle du médecin, mais autorise la médiocrité. Il apporte les plus hauts revenus aux plus gros travailleurs, mais aussi aux escrocs qui multplient des actes inutiles, voire dangereux.

Le paiement à l’acte est-il le plus mauvais système à l’exclusion de tous les autres, ou un dinosaure qui doit céder la place à d’autres modes de rémunération ?

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17 réflexions au sujet de « Le paiement à l’acte doit-il disparaître ? »

    1. Lerouge

      Rémunération globale, on connaît ça en France depuis quelques années au travers du ROSP qui récompense les médecins qui respectent au mieux des objectifs fixés par l’assureur. L’assureur devient ainsi juge et parti et le médecin perd un peu de l’indépendance intellectuelle qu’il a juré de respecter en prêtant son Serment d’Hippocrate.

      Ceci se terminera bien entendu avec la généralisation du Tiers-Payant. Comme les pharmaciens, le non respect d’objectifs non liés au soin, peu pertinents en terme de santé publique, l’assureur obtient un levier de pression sur le chiffre d’affaire du médecin libéral qui va donc sacrifier son patient et son éthique par crainte pour son outil de travail…

      Le ROSP pouvait prendre un masque incitatif… Le répressif est à peine caché par les concepteur de la Loi Santé et du TPG!

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      1. Mathilde

        En même temps, reconnaissez aux technocrates de la sécurité sociale qu’ils ont été malins. Le seul moyen d’arriver à contrôler un tant soit peu le pouvoir médical est d’acheter ses détenteurs… L’industrie pharmaceutique utilise ce procédé depuis des années et ça ne faisait pas jaser grand monde jusqu’à ce qu’il y ait des scandales sanitaires…

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    1. Dominique Dupagne Auteur de l’article

      C’est le paiement pour chaque acte réalisé par le médecin : consultation, examen, opération. Il s’oppose au paiement forfaitaire pour le suivi global d’un patient ou au salariat.

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  1. JC Calmes

    Non surtout pas !!! C’est le garant du bon fonctionnement de notre système de soins. Il faudrait, sinon, 3 fois plus de médecins … Par contre il doit être complété par des forfaits ( structure, secrétariat, qui plombent notre exercice et sont pourtant des moyens d’assurer des soins de qualité)

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  2. Pierrot

    Difficile de mettre au point un systeme juste, favorisant le bon travail de certains et pénalisant les « escrocs ». Un paiement à l’acte de base majoré selon le temps passe comme en Suisse paraîtrait assez interessant

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  3. ydau

    Pour moi la fin du paiement à l’acte c’est la fin de l’indépendance des libéraux. C’est l’assujettissement aux volontés de l’administration, à l’arbitraire. Le système libéral est simple : le médecin est libre de son prix et de sa quantité de travail. Dès que l’administration y met son nez, tout se détraque : on fixe un tarif administré, trop faible sauf pour les copains qui votent pour nous, on paupérise, on règlemente, on empêche, ensuite on vient se plaindre et on désigne toujours qqun d’autre comme bouc-émissaire ! Trop facile ensuite de suggérer que tout les dysfonctionnements sont dus au paiement à l’acte, et de proposer de l’interdir!!! Les politicards fonctionnent déjà comme ça, et certains pompiers pyromanes aussi!

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  4. Etienne

    Lors d’une consultation pour plainte de mauvais sommeil:
    – prescription d’un somnifère = 3 minutes, avec renouvellement tous les mois. Au total, rente à vie pour le médecin, et patient dépendant aux benzodiazépines
    – discussion autour de l’origine de cette plainte et des moyens non médicamenteux pour la prendre en charge: 1/2h minimum, souvent consultation unique. Au total: médecin qui gagne 23 euros, et patient qui apprend à ne pas médicaliser chaque minute de sa vie

    Lors d’une consultation pour virose:
    – prescription d’antibiotique et autres décongestionnants = 5 minutes. Au total, gain de temps pour le médecin (il n’y a qu’à suivre l’ordonnance), et patient qui revient à chaque rhume. Durée de l’épisode viral: 1 semaine.
    – discussion et explication sur ces pathologies, leur évolution et leur surveillance = 20 minutes. Au total, patient qui n’aura plus besoin de reconsulter pour chaque rhume. Durée de l’épisode viral: 7 jours.

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  5. Dr Michaël FINAUD

    Les différents autres modes de rémunération existant dans d’autres pays que la France mixent l’acte et les autres fonctions et services que rendent les médecins, une séparation de l’acte intellectuel de la consultation clinique, de la réflexion et de la construction diagnostique et thérapeutique doit nécessairement être séparé de l’acte technique, un forfait de base pour toute intervention médicale clinique est le socle incontournable ( comme la simple consultation d’un juriste ou d’un notaire ), associé à un ou plusieurs forfaits techniques, selon le temps passé, la difficulté particulière, les conditions d’exercice, l’acte technique lui-même et l’expérience acquise du praticien.

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  6. leroy

    Je ne sais pas quel est le meilleur moyen. Je pense que pour faire de la bonne médecine, le médecin dot être bien payé peut importe le mode de rémunération. De l’économie de base…

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